05/12/2016 - Omnisports - Prescrimouv

Se faire prescrire des activités physiques c'est à présent possible!

Depuis début 2016, les médecins peuvent prescrire des activités physiques adaptées . Prescrimouv’ est une des passerelles qui propose un programme sur une durée de six mois. Richard Dupuy nous fait un premier bilan concernant Grand Poitiers.

Depuis sa prise de poste en août 2015, Richard Dupuy coordinateur de Grand Poitiers à Prescrimouv n’a pas chômé. Mais quel est son rôle exactement? "Mon rôle de coordinateur dans le cadre de l'expérimentation qui est un dispositif expérimental était au départ de rencontrer les médecins qui pouvaient être intéressés par la prescription d'activité physique, savoir auprès d'eux quelles étaient leurs actions auprès de leur patient concernant le conseil des activités physiques et comment ils percevaient leur rôle. Il a fallut également construire l'offre de pratique sportive ou d'activité physique. Donc, aller rencontrer les clubs sportifs ainsi que les  les acteurs de l'activité physique, pour construire une offre qui soit nouvelle avec des créneaux spécifiques. Certains clubs en faisaient déjà, ils avaient les compétences ça les intéressaient. A contrario, d’autres avaient la capacité de le faire mais pas les compétences et souhaitaient tout de même le faire."

Aujourd’hui, Prescrimouv’ est toujours en recherche de partenaire médical et sportif.

Comment puis-je rentrer dans le programme? Si vous êtes inactif physiquement et que vous êtes concerné par certains symptômes ou pathologies (diabète de type 2, insuffisance cardiaque, insuffisance respiratoire, hypertension artérielle, obésité) alors il suffit d’en parler à votre médecin. Il rédige une ordonnance qui précise l’objectif de la remise en activité physique. Une fois fait, je prends contact avec le coordinateur, Richard Dupuy, avec mon certificat médical, qui précise les limitations et recommandations éventuelles. Richard Dupuy s’entretien une première fois avec vous. Cela permet "d’explorer l'activité physique générale, les motivations, les attentes par rapport au dispositif, les freins, mais aussi d’évaluer leur condition physique" pour ensuite diriger les personnes vers les structures adéquates.

Le manque de prescription est avant tout dû à un manque de communication. Richard Dupuy est seul sur Grand Poitiers et ce n’est donc pas simple pour voir l’ensemble des généralistes. Cependant, dès qu’il y a eu l’occasion de leur parler, "90% étaient réceptifs à la démarche et voulaient s’engager. Certains évoquent également une difficulté dans la proposition car ils ne souhaitent pas l’imposer."

La prescription des activités physiques adaptées, une technique à developper pour l’avenir? "Je le souhaite. Il y a un écho favorable en tout cas dans la société. Les gens savent que manger sainement, ne pas pas prendre sa bouche pour une poubelle, le fait de bouger plus régulièrement et limiter les temps de sédentarité a des effets bénéfiques sur la santé en générale. Il y a une réelle prise de conscience collective. Il y a le plan vélo par exemple à Poitiers. Toutes ces démarches peuvent aider. Cependant, le corps médical n’est pas formé à ça. Beaucoup sont convaincus du bien fait de l’activité physique sur les pathologies ciblées. Il faut que ça devienne une habitude. Ce n’est pas encore devenu une routine."

Victor TABUTEAU?

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